Rebecca Perroud, la passion du spectacle équestre

Rebecca Perroud, la passion du spectacle équestre

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A seulement 20 ans, Rebecca Perroud vit de sa passion pour le spectacle équestre et entraîne régulièrement ses chevaux en extérieur, en pleine nature. Liberté, j’écris ton nom ! 

Vivre de sa passion du cheval

Parmi tous les métiers du cheval – éleveur, moniteur, cavalier professionnel, soigneur… -, celui d’artiste de spectacle équestre est incontestablement dans le « top 3 » des rêves de jeunes cavaliers.
© Annemarie Ledoux
Rebecca à cru sur Dubaï,  Haflinger © Annemarie Ledoux
Nombre d’entre eux rêvent d’imiter ces artistes dont la réputation a dépassé nos frontières : les frères Pignon, Lorenzo, Alizée Froment, Magali Delgado…  Mais bien peu y parviennent, tant il est difficile de se faire un nom dans le spectacle équestre et de vivre de sa passion. 
C’est pourtant ce qu’a réussi Rebecca Perroud, 20 ans seulement et un « CV » déjà bien rempli sur les plus belles scènes équestres de France : Cheval Passion en Avignon, Equestria à Tarbes, la Féria des Saintes-Maries-de-la-Mer…
Portrait d’une jeune cavalière et artiste passionnée, dont la maturité, le souci d’éthique et le respect du cheval forcent l’admiration !

Victoire précoce à Cheval Passion

Tout commence dans la petite enfance de Rebecca, qui apprend à monter en poney-club dès son plus jeune âge. Elle passe ses différents Galops, mais s’arrête au Galop 6 : «La compétition, ce n’était pas mon truc. Ce que j’aimais, c’était le travail à pied, les balades. Et aussi le spectacle équestre, que j’avais découvert très tôt ». Très tôt, c’est le moins qu’on puisse dire -  et c’est sans doute ce qu’on appelle le destin : à l’âge de 6 ans, Rebecca avait en effet remporté avec son poney-club de Barbentane (Bouches-du-Rhône) le concours du meilleur spectacle équestre de Poney Passion, en Avignon – une victoire prémonitoire ! 

Ne plus tourner en rond dans un manège

Très vite, Rebecca en a « marre de tourner en rond dans un manège » et ressent l’envie de plus de liberté. Avec son cheval noir Obama, elle décide un jour d’enlever selle et filet… « Une fois qu’on y goûte, on ne peut arrêter ! »  

© Annemarie Ledoux
Impeccable cabrer en pleine nature © Annemarie Ledoux
A 18 ans, la jeune fille ne rêve plus que de ses modèles en spectacle équestre -  Lorenzo, Gari Zoher et Santi Serra et choisit de sauter le pas : « Après le lycée, j’ai décidé d’en faire mon métier. En décembre de l’année du bac, j’ai créé mon auto-entreprise. » Bien sûr, toute notion de repos ou de vacances n’existe plus ! « Il faut s’en donner les moyens. En résumé : travailler sans compter ses heures, et se consacrer aux chevaux H 24, 7 jours sur 7 ».  

Du travail à pied à la haute école

Aujourd’hui, Rebecca a six chevaux, dont Pain d’Epice, son premier poney, aujourd’hui à la retraite. Les autres s’appellent Hidalgo (Lusitanien né en 2012), Dubaï Ar Stivell (Haflinger né en 2013), Mario (PRE né en 2002), Obama (Frison croisé Espagnol né en 2003) et le dernier arrivé dans la troupe, Mosquito (Lusitanien, né en 2016, actuellement en préparation). Travail en liberté, à cru, en dextre, en haute école… Notre jeune artiste combine les différentes approches et varie les numéros en fonction de son inspiration, et surtout de ses chevaux.

Nourrir, soigner, dresser...

D’ailleurs, six chevaux à loger, ce n’est pas rien ! Surtout que Rebecca exige pour eux  le meilleur : une vie au pré, et en troupeau… « J’ai la chance qu’on me prête un terrain, en échange de travaux que j’effectue pour les propriétaires. Mais c’est moi qui m’en occupe entièrement, qui les nourris, qui fais les soins, etc., et bien sûr qui les dresse ».  
© Annemarie Ledoux
Des chevaux de spectacle heureux © Annemarie Ledoux
Aussi souvent que possible, Rebecca emmène ses chevaux de spectacle en extérieur – et même à la mer, qui n’est pas très loin : « Je les emmène aux Salins-de-Giraud. J’y ai nagé avec Obama en totale liberté, c’est mon meilleur souvenir de la mer ! L’extérieur, c’est important pour leur entretien musculaire et leur condition physique, mais c’est aussi bon pour leur moral ».
 Que recherche Rebecca lors de ses spectacles ? « Mettre en valeur mes chevaux avant tout. Je ne cherche pas à me mettre moi-même en valeur.

Pas des chevaux-robots !

Je veux avant tout montrer aux spectateurs ce que mes chevaux savent faire. Et aussi montrer qu’ils font ça avec envie. Je ne veux pas de chevaux-robots ! »
Par exemple, quand Dubaï, le Haflinger, est en spectacle, cela se ressent tout de suite : « C’est un clown, il fait le show tout seul ! Dès qu’il y a la musique, le public, il change d’attitude ».  

© Annemarie Ledoux
Le travail à pied et le jeu font partie des méthodes de Rebecca Perroud © Annemarie Ledoux
Parce que le spectacle équestre n’est qu’une partie de l’année, Rebecca assure aussi des formations de travail à pied et des rééducations de chevaux : « Je ne suis pas monitrice d’équitation, mais coach. Je me déplace pour mes séances de coaching, jusqu’en Belgique. Et je fais des stages aussi ». En termes de statut, elle s’est déclarée auto-entrepreneur pour la partie coaching, et en association pour la partie spectacle.

Le bien-être de ses chevaux  : une priorité

Comment se fait-elle connaître ? « Par les réseaux sociaux, et les spectacles (salons…) Mon site internet aussi, et surtout le bouche à oreille ».  
Son obsession ? Le bien-être de ses chevaux, « quitte à renoncer à des contrats intéressants où les conditions ne nous conviendraient pas ». Bravo Rebecca ! 
 
Pour en savoir plus sur Rebecca, découvrez son site internet et sa page Facebook
Merci à la photographe © Annemarie Ledoux pour ses photos, visitez son site et sa page Facebook

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